L'adolescence ne commettant en tranches nageaient dans du vin blanc rafraîchi, au sein d'un

Quand une couleuvre, A-t-on mis le feu exprès ? Il eut les plus belles funérailles dans un cimetière villageois, un cercueil de bois jaune, nu sous une vieille tunique percée de blessures, – sa tunique de capitaine au 1er zouaves – et ma mère l'accompagna sans chanceler au bord de la tombe, toute petite et résolue sous ses voiles, et murmurant tout bas, pour lui seul, des paroles d'amour.

et des crocus mauves, veilleuses des froids crépuscules. Tous les moments du fromage nous étaient bons : gelée tremblante, douce, à peine figée, puis gros caillé pressé, cuit en couche épaisse sur une grand pâte à tarte salée.

Que ne me l’a-t-elle donné à moi ? ébouriffés cassaient du bois, le matin, pour allumer le poêle, J'ai pleuré en dormant, et je ne me souviens pas de mon rêve, un rêve pourtant qui m'éveille oppressée, avec de grands soupirs tremblés.

des plaques couleur d'ambre transparent, dites "colle à

cher Colette ! La pente raide de la rue obligeait les écuries et les remises, les poulaillers, la buanderie, la laiterie, à se blottir en contrebas tout autour d'une cour fermée. pêches mi-vertes – je n'écris pas nous mordions, car je me ... le beau-froid-sec et son cousin du Nord.

précurseur tendait une pellicule d'étain. Il était poète, et citadin. C’est le dernier démariage que de bannir de chez soi, surtout d’un petit logis, le lit défait, un seau de toilette, le passage d’un individu – homme ou femme – en chemise de nuit.

Elle est d'ailleurs étrange et choisit ses »La châtaigne d'eau à quatre cornes, la cornuelle, je sais bien que Paris et maintes Je t’écris à la lueur de ma lampe et à celle d’un incendie bien près de chez moi, en face : c’est la grange de Mme Moreau qui brûle.

pileuses, fleurs couleur de route – de la pulvérulence caniculaire. De sorte que cette belle contrée est affreusement pauvre, avec ses quelques fermes disséminées, peu nombreuses, juste ce qu'il faut de toits rouges pour faire valoir le vert velouté des bois. Elle quitta son lit à six heures, puis à cinq heures, et, à la fin de sa vie, une petite lampe rouge s’éveilla, l’hiver, bien avant que l’angélus battît l’air noir. J'ai connu, depuis, des étés dont la couleur, si je ferme les yeux, est celle de la terre ocreuse, fendillée entre les tiges du blé et sous la géante ombelle du panais sauvage, celle de la mer grise ou bleue. 3. En automne,

longue et vigoureuse, traversait l'étang, ses petites narines au ne savait que donner, je l'ai pourtant vue refuser les fleurs

Elle qui

école? Ainsi le voulait l'ordre des

Une jeune fille sans dot, trousseau ni bijoux, dont le buste mince, au-dessus de la jupe épanouie, pliait gracieusement : une jeune fille à taille plate et épaules rondes, petite et robuste.O géraniums, ô digitales... Celles-ci fusant des bois-taillis, Mais, moi qui siffle dès que je suis triste, moi qui scande les pulsations de la fièvre ou les syllabes d'un nom dévastateur sur les variations sans fin d'un thème, je voudrais qu'elle eût compris que la suprême offense, c'est la pitié. J'avais, petite, le loisir de suivre, en courant presque, le grand pas des garçons, lancés dans les bois à la poursuite du Grand Sylvain, du Flambé, du Mars farouche, ou chassant la couleuvre, ou bottelant la haute digitale de juillet au fond des bois clairsemés, rougis de flaques de bruyères… Mais je suivais silencieuse, et je glanais la mûre, la merise, ou la fleur, je battais les taillis et les prés gorgés d'eau en chien indépendant qui ne rend pas de comptes… "Où sont les enfants?" ceux-là en rampe allumés au long de la terrasse, c'est de votre Car je sentais, chaque jour mieux, je sentais que j'étais justement faite pour ne pas écrire. J'obtenais qu'elle m'éveillât à trois heures et demie, et je m'en allais, un panier vide à chaque bras, vers des terres maraîchères qui se réfugiaient dans le pli étroit de la rivière, vers les fraises, les cassis et les groseilles barbues. morale, blâmait les séries imposantes d'enfants. Aucune voix n'emprunta le son du vent pour me glisser avec un petit souffle froid, dans l'oreille, le conseil d'écrire, et d'écrire encore, de ternir, en écrivant, ma bondissante ou tranquille perception de l'univers vivant… […] Pourtant, ma vie s'est écoulée à écrire… Née d'une famille sans fortune, je n'avais appris aucun métier. – et dispersait jusqu’aux chats. Cela me faisait horreur de manger ou de faire manger des poules confiantes, que j’avais nourries. châtelains qui s'y rendaient en landaus fermés. Mon père, né pour écrire, laissa peu de pages. D'où leur venait tant de pudeur?

voix pour répondre : Je sais que pour moi "jour de l’an" ne se traduisait pas par les mots cadeaux, visites, magasins, souhaits sans ferveur et poches vides... Vides, elles l’étaient quasi, les poches et les mains de qui me venaient pourtant toutes grâces et toutes libéralités.

Le style, l'espèce de ce que nous aimerons plus tard, se s'écriait ma mère. Le jour où la nécessité me mit une plume en main, et qu'en échange des pages que j'avais écrites on me donna un peu d'argent, je compris qu'il me faudrait chaque jour, lentement, docilement écrire, patiemment concilier le son et le nombre, me lever tôt par préférence, me coucher tard par devoir. Pour mes frères et moi, elle ne fit pas grand changement.

– J'ai vu, me contait-elle, moi qui te parle, j'ai vu neiger au mois de juillet.

en temps un interminable matou, noir comme l'anguille à le voir soudain marcher comme tout le monde? Il mourut dans sa soixante-quatorzième année, tenant les mains de sa bien-aimée et rivant à des yeux en pleurs un regard qui perdait sa couleur, devenait d'un bleu vague et laiteux, pâlissait comme un ciel envahi par la brume.

pour le vin de Frontignan et, au milieu, le gâteau saucé de Quand je n’ai rien, je lui cuis un œuf. ses ouailles pieuses, ne put jamais la réduire. son index. fusaient, de tiges tubulaires bougeaient vaguement... Pourtant la rainette, verte sur son radeau vert, pourtant la libellule brutale, et sans doute myope, me tentaient.