Le passage de l’un à l’autre ne peut donc être celui d’étapes purement quantitatives ou la quantité seule des êtres aimés ferait la différence.Dès lors, on peut s’interroger sur la possibilité même d’un amour de l’humanité. Texte de Bergson, " Leçons de morale " - Annale corrigée de Philosophie Terminale L sur Annabac.com, site de référence. Ce pour quoi, dit Bergson, « cette crainte entre pour quelque chose dans ce sentiment » : elle « fortifie » un sentiment moral qui préexiste à cette crainte.

Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.Pour expliquer ce texte et éviter les confusions, vous devrez d’abord relever les distinctions qui le structurent : vie sociale / instinct moral, cause / effet ; artificiellement / instinct  ; sentiment de l’obligation / crainte du châtiment  ; prolongement de la nature / la dépasse  ; si l’on entend par nature ce qui est immédiatement donné dans la nature et peut se définir comme l’enchaînement visible et palpable des causes et des effets / si l’on prend la nature dans toute sa plénitude  ; moralité / nature  ; stabilité / devenir  ; loi / fait , état / tendance  ; fait / raison  ; réaliser / en puissance.Les titres en couleurs servent à guider la lecture et ne doivent en aucun cas figurer sur la copie.D’où vient la morale ? Il est toujours exclusif et accompagné de haine. Sujets / Commentaires de textes / Commentaires de Philosophie / Un début de problématisation ... Explication du texte ci-dessous, de Henri Bergson : Bergson, La conscience et la vie, (1911) in L'énergie spirituelle, PUF « Qui dit esprit dit, avant tout, conscience. Comment donc est possible l’amour de l’humanité ?Il oppose l’amour pour l’humanité à l’amour pour la famille et la nation en tant que le premier est indirect alors que le second est direct et en tant que le premier est acquis alors que le second est inné. En quoi y a-t-il donc Cette définition de la nature correspond en réalité à une première définition possible, qui renvoie la nature à ce qui est « Du point de vue de cette première définition, donc, on peut dire que la morale et la nature apparaissent séparées, voire opposées : d’un côté, le « Pourtant, il est possible de concevoir la nature en un autre sens : il s’agit de la concevoir, dit Bergson, dans « toute sa plénitude », et de sortir donc de ce premier sens défini comme spontanéité désordonnée. Dans la religion c’est par Dieu que l’homme arrive à l’humanité. Mais, dit encore Bergson, l’« effet réagit sur sa cause », puisque, à mesure que l’instinct moral – la cause – se développe par la vie sociale – l’effet –, la société se développe et invente « les moyens de fortifier artificiellement (…) l’instinct moral là où il risquerait d’être en défaut. Annales corrigées la morale est ce par quoi la nature trouve à se prolonger

Qu’on parle d’ailleurs le langage de la religion ou celui de la philosophie, qu’il s’agisse d’amour ou de respect, c’est une autre morale, c’est un autre genre d’obligation, qui viennent se superposer à la pression sociale.La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Copier ne sert à rien et se remarque facilement.Qui ne voit que la cohésion sociale est due, en grande partie, à la nécessité pour une société de se défendre contre d’autres, et que c’est d’abord contre tous les autres hommes qu’on aime les hommes avec lesquels on vit ? Mais si l’on prend la nature dans toute sa plénitude, si l’on cherche sous l’état la tendance, sous le fait la raison pressentie par l’esprit qui l’explique, on s’aperçoit que plaisir, sentiment, développement et aspirations intellectuelles, tout cela n’est que l’épanouissement d’une seule et même force, la manifestation d’un même mouvement, le mouvement qui porte l’homme à être de plus en plus lui-même, à réaliser de mieux en mieux cette humanité idéale qui est chez lui en puissance et, en ce sens, la moralité n’est que l’expansion complète de la nature.La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise.