Le Discours de la servitude volontaire : étape par étape. » Les tyrans romains procédaient de la même façon en organisant des festins publics. « mais à la réflexion, c’est un malheur extrême que d’être assujetti à un maître dont on ne peut être assuré de la bonté, et qui a toujours le pouvoir d’être méchant quand il le voudra. L’année 1547 est une année de transition : François Ier, qui avait entrepris une œuvre de centralisation monarchique, meurt et Henri II prend le pouvoir. Pour LB, c’est de la sottise puisque « s’approcher du tyran » revient à « s’éloigner de sa liberté ». Discours de la servitude volontaire par Étienne de La Boétie (1530-1563) Rédigé entre 1546 et 1555 Publié entre 1574 et 1576 Paris, juillet 2011 Institut Coppet www.institutcoppet.org Cette œuvre est diffusée sous licence Creative Commons Tout comme les sociétés primitives qui sont conservatrices parce qu’elles désirent conserver leur être-pour-la-liberté, les sociétés divisées ne se laissent pas changer, le désir de pouvoir et la volonté de servitude n’en finissent pas de se réaliser.
Le Discours de la servitude volontaire : étape par étape. Il recourt à un raisonnement par analogie avec l’image filée de la tumeur et de ses ramifications. Vous aimez ce livre ? Ces tyrans romains usurpaient par ailleurs le titre de Tribun du peuple. Analogie avec les chevaux. Publié en latin, par fragments en 1574, puis intégralement en français en 1576, il a été écrit par La Boétie probablement à l'âge de 16 ou 18 ans1. Il propose aussi un portrait développé et très satirique du tyran. Sorte de digression sur l’amitié dont il fait l’éloge. Citation d’Ulysse qu’il va contredire. » Il évoque La Franciade, l’épopée de Ronsard qui vante notamment les mérites du roi Clovis.P 15 : autre stratagème des tyrans : le recours aux favoris (ou autres courtisans), « autant de petits tyranneaux » « les complices de ses cruautés » « les bénéficiaires de ses rapines ». Sa radicalité philosophique, pour le XVIe siècle, est vertigineuse. l L’auteur Etienne de La Boétie naît à Sarlat dans le Périgord en 1530. On peut parler d’usurpation de la religion.Grave accusation contre la monarchie française : « Nos tyrans de France ont semé aussi je ne sais quoi du genre » !!! À la base de cette pyramide, vit le petit peuple,qui soutient toute cette organisation dont le leader est véritablement sacralisé.Cette structure doit son relatif équilibre à la participation et surtout à lavolonté de chacun. L’amitié a besoin d’égalité. Il recourt d’ailleurs à l’expression « mange-peuple pour les désigner.Le discours s’achève sur une exhortation (injonctives) à la 1ère personne du pluriel : LB s’inclut avec le peuple dans la reconquête de la liberté. Il oppose l’affection fraternelle voulue par la nature à la tyrannie qui est contrenature.P 6 : d’ailleurs les animaux ne supportent pas la servitude. « ils usent du royaume comme de leur héritage » « ils regardent les peuples qui sont leur sont soumis comme leurs serfs héréditaires ». La tyrannie devient alors le seul mode de fonctionnementvéhiculé par la société, ce qui amène l’esclave à voir la perversité de cetteorganisation comme fatale. par Etienne de La Boétie. Il évoque cependant quelques bonnes exceptions.

Le dominant peut alors se hisser aurang d’autorité morale, une sorte de représentation du vrai Dieu. « C’est le peuple qui s’asservit et qui se coupe la gorge. Les tyrans « abusent de la religion pour mal faire ». » L’homme s’habitue tant à sa servitude qu’elle lui semble naturelle.
« Certainement le tyran n’aime jamais et n’est jamais aimé ». Résumé. Cette démonstration est orchestrée à partir de l’exemple des 2 chiens de Lycurgue. Le principe fondateur de la philosophie est sans doute ainsi l’étonnement, qui provoque et suscite le questionnement. « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres «.

Celui qui a été élu tend à rendre son pouvoir héréditaire pour ses fils. Ainsi se manifeste la structurepyramidale de la société, que le dominant contrôle en son sommet grâce à unechaîne ininterrompue de groupes d’hommes à son service qui profiteront du peuqu’il daignera leur offrir. Il évoque implicitement la censure.Il revient alors à l’idée du désir, de la volonté de liberté, affirmant que « le ferme vouloir garantit presque toujours le succès ». L’amitié ne peut exister qu’entre gens de bien.