Le propre de cette pensée, est de considérer que les éléments techniques possèdent des caractéristiques suffisamment proches des éléments fonctionnels biologiques et organisationnels des humains pour pouvoir s’incorporer dans un mode de fonctionnement général, à l’échelle de la planète.Autrement dit, l’impact de la technique et des outils et instruments qui la composent sont immenses et ont déjà construits le monde et notre relation à celui-ci tel que nous le connaissons actuellement.Mais il faut avant tout autre chose, donner la distinction émise par Simondon entre outil et instrument. Quand l’homme, conservant les fruits de son apprentissage échange son outil ancien contre un outil nouveau dont la manipulation est la même, il éprouve l’impression d’avoir des gestes plus précis, plus habiles, plus rapides ; c’est le schéma corporel tout entier qui fait reculer ses limites, se dilate, se libère ; l’impression de gaucherie diminue car l’outil prolonge l’organe » Theme par « L’angoisse naît des transformations qui apportent avec elles une cassure dans les rythmes de la vie quotidienne, en rendant inutiles les gestes anciens »« La frustration de l’homme commence avec la machine qui remplace l’homme, avec le métier à tisser automatique, avec les presses à forger, avec l’équipement des nouvelles fabriques ; ce sont les machines que l’ouvrier brise dans l’émeute, parce qu’elles sont ses rivales, non plus moteurs mais porteuses d’outils »« Mais l’amélioration de la technicité joue un rôle euphorique. 1.2.2 La technique, c’est ce qui distingue l’homme des autres animaux, et fait sa supériorité dans la pratique. Ces symboles ne correspondent à des contenus que pour une conscience humaine. L'intelligence artificielle est pour Turing intelligence au sens où pour Kant les êtres vivants supposent une finalité. La Pause Philo est un média associatif qui explore la philosophie appliquée et la diversité des pratiques auxquelles elle donne naissance.Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. Pour paraphraser Heidegger, l'essence de la technique n'est rien de technologique. L’homme qui a quitté son rôle d’homo faber (c’est-à-dire de laborieux artisan ou travailleur) et qui retrouve le dialogue entre la matière et l’esprit sans but. Est-ce vraiment là la marque d'une subordination de l'homme à la technique, métamorphosée en une puissance obscure?
Si l'intelligence de l'homme est technique, c'est que le développement technique a justement pour but d'assurer la survie des hommes dans un monde qui leur est à la base hostile. La Pause Philo 25/04/2019 18/07/2019. Il apparaît que nous sommes entrés, avec le digital, dans une nouvelle ère technique, où les outils et les instruments interagissent, les uns nourrissant les autres de données et de programmes d’actions à réaliser.Nous travaillons avec de plus en plus de matériels digitaux et numériques et nous les apprivoisons, nous les observons, à raison sans doute, compte-tenu de leur technicité, avec beaucoup d’admiration. Il suffit pour cela qu'existent des règles de transformation d'une langue vers l'autre et que l'on puisse identifier par de simples opérations matérielles la valeur d'un mot. C’est-à-dire qu’un outil doit donner à l’organe qu’il complète un usage nouveau (par exemple un marteau). L’outil, l’instrument, la technique, font partie intégrante de notre réalité et de la relation que nous entretenons avec notre environnement. Bref, la capacité technique fait partie de l’essence de l’homme (ce qui le définit). Je vois bien que la formule "a est plus grand que b" est équivalente à "b est plus petit que a", que les deux sont vraies ou fausses en même temps, indépendamment de mon caractère ou de mon tempérament. L’homme devient alors superviseur, observateur des machines. Jouons avec nos nouveaux outils, inventons, et que cela ne nous empêche pas de prendre le recul nécessaire et d’ouvrir régulièrement des livres et des cahiers, car l’apparition de nouveaux gestes techniques ne signifie pas la nécessaire disparition de tous les autres espaces de réflexion et de créativité.Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Ainsi, ce n'est pas tant le principe de la machine à vapeur, dégagé par L'opinion assimile volontiers le cerveau humain à un ordinateur, capable de générer la conscience par son seul fonctionnement, mais elle hésitera à accorder la conscience aux machines. C’est le terme de « geste » qui est important à la compréhension de cette angoisse, le geste n’est pas le seul fait de se saisir d’un outil et de le manier en vue d’une fin définie. Ainsi, il y a dans toute opération de pensée, et en particulier les plus évidentes d'entre elles, une certaine obscurité, que l'on peut interpréter comme étant le corrélat d'opérations matérielles qui échappent à la conscience. Copyright 2020 La Pause Philo Tous droits réservés. Cette explication ne remet pas en question l’efficacité des techniques digitales de détection de problèmes techniques sur les machines que permet l’IoT ni celle du gain de temps « à la cible » d’une opération assistée numériquement par une intelligence artificielle ou par un programme.La confrontation entre outil numérique et outil technique selon la définition de Gilbert Simondon, semble assez peu satisfaisante. Cependant, l’instrument laisse encore la part d’analyse des données récoltées à la charge de l’Homme, ainsi que les actions et prévisions qui pourraient en être retirées.Je propose donc de considérer, de manière générale (il n’est pas fait ici, cas des exceptions), le numérique et le digital comme une technique « post-instrumentale ». Une machine classique reproduit indéfiniment une opération matérielle correspondant à une intention donnée, par exemple tisser un vêtement. Aussi, il me semble que l’on dépasse également le cadre du mode « instrumental », tel que décrit par Simondon, avec les outils numériques.L’instrument, pour rappel, est ce qui permet d’adapter l’être humain pour perfectionner sa perception ; il en va ainsi du microscope, mais également de tout ce qui pourrait entrer dans la catégorie des capteurs d’information. Lorsque je pense, l'être de ma pensée ne se confond pas avec mes états de conscience; avec ma psychologie.