Ésaïe 27.1 parle du « léviathan, ce serpent fuyard […] le léviathan, ce serpent tortueux […] le monstre qui est dans la mer ». L’État existe non pas parce que les êtres humains seraient naturellement enclins à s’associer, mais afin de contenir la guerre de tous contre tous, une brutalité en quoi consiste la vie d’avant l’État : une vie solitaire, misérable, cruelle, bestiale – et de brève duréeHobbes part de l'état de nature, comme le feront plus tard, mais dans une optique différente, d'autres grands penseurs des Dans l'état de nature, les hommes n'ont aucune notion du bien et du mal, du juste et de l'injuste : Avec les « lois de nature », qui sont en fait des préceptes de bon comportement, Hobbes tente de construire une loi naturelle de type scientifique qui puisse être universellement acceptéeLa première loi de nature est de conserver sa vie. Ce sont les lois & la formation de la société qui ont rendu l’homme meilleur, si l’on en croit Hobbes ; & qui l’ont dépravé, si l’on en croit M. Rousseau. Le bonheur est le passage perpétuel d’un désir satisfait à un autre désir : Comme une science de la politique suppose la connaissance des passions qui mènent les hommes, Hobbes consacre à cette question son chapitre Il identifie sept passions simples : appétit, désir, amour, aversion, haine, joie, tristesse. Selon le philosophe de Genève, l’état de nature est un état de paix ; selon le philosophe de Malmesbury, c’est un état de guerre. Le Léviathan est un serpent mythique qu'on trouve à plusieurs reprises dans les récits des livres hébraïques et bibliques (Job, Psaumes, Isaïe). Le monstre du titre — Léviathan ou Matière, forme et puissance de l'État chrétien et civil — est expliqué dès l'introduction du volume : « C'est l'œuvre de l'art qui a créé le grand Léviathan, que l'on appelle État (en latin civitas) [n 2], mais qui n'est rien d'autre qu'un homme artificiel [c 2]. Il organise aussi les passions en couples antithétiques : appétit/aversion, espoir/peur. »« Ce n’est pas tant ce qu’il y a d’horrible & de faux dans sa politique que ce qu’il y a de juste & de vrai qui l’a rendue odieuse« C'est un livre à lire et à commenter toute sa vie »« Profond et bizarre philosophe, bon citoyen, esprit hardi, ennemi de Descartes, toi qui t’es trompé comme lui, toi dont les erreurs en physique sont grandes [...] Tu dis que, dans la loi de nature, « tous ayant droit à tout, chacun a droit sur la vie de son semblable ».
Ce gigantesque serpent de mer aux écailles violettes semblent flotter au dessus de la surfacce de l'eau. Le chef-d'œuvre de Hobbes a inspiré divers romans dont les héros sont en lutte contre un État tout-puissant, tels Liste des 47 chapitres de l'édition anglaise de 1651La version du 9 janvier 2018 de cet article a été reconnue comme « Leviathan, or The Matter, Forme, & Power of a Common-wealth Ecclesiasticall and Civill, by Thomas Hobbes of MalmesburyRéduction du rôle de la conscience et de la possibilité de dissidence« mutation économique et sociale, mutation des mentalités secouées par les guerres de religion et les crises politiques […], mutation profonde de la monarchie« La souveraineté est la puissance absoluë & perpetuelle d'une Republique »« à lui seul, résume entièrement sa pensée politique en liaison avec ses principes philosophiques, juridiques et théologiques« La politique de Hobbes […] est une théorie de la relation entre pouvoir et sujets fondée sur la nature humaine« droit auquel prétend telle ou telle église de s'arroger la puissance civile« société athée ou a-religieuse constitue la solution au problème social ou politique« établir les règles du mouvement qui anime l'animal humain considéré comme corps individuel, autrement dit comme « les rois chrétiens sont les suprêmes pasteurs de leurs peuples »« philosophie naturelle étant davantage un rêve qu'une science »« qu'une écaille sur la peau reptilienne du Léviathan« C'est l'œuvre de l'art qui a créé le grand Léviathan, que l'on appelle État (en latin « ce grand Léviathan, ou plutôt (pour parler de façon plus respectueuse), ce Dieu mortel à qui nous devons, sous le Dieu immortel, notre paix et notre sécurité« l'esprit humain ne conçoit rien qui n'ait d'abord été, en totalité ou en partie, engendré par les organes des sens »« les pensées sont originairement des sensations du corps »« L'usage général de la parole est de transformer notre discours mental en discours verbal et l'enchaînement de nos pensées en un enchaînement de mots »« Les mots au moyen desquels on ne peut rien concevoir sont des mots que nous appelons absurdes, insignifiants ou des non-sens [...] tels un carré rond [...] des substances immatérielles »« je crois que le meilleur est que je n'aie point du tout de commerce avec lui [Hobbes], et pour cette fin, que je m'abstienne de lui répondre »« il examine et redéfinit les passions comme des représentations intentionnelles, capables de se muer en impulsions.
Ce gigantesque serpent de mer aux écailles violettes semblent flotter au dessus de la surfacce de l'eau. Le chef-d'œuvre de Hobbes a inspiré divers romans dont les héros sont en lutte contre un État tout-puissant, tels Liste des 47 chapitres de l'édition anglaise de 1651La version du 9 janvier 2018 de cet article a été reconnue comme « Leviathan, or The Matter, Forme, & Power of a Common-wealth Ecclesiasticall and Civill, by Thomas Hobbes of MalmesburyRéduction du rôle de la conscience et de la possibilité de dissidence« mutation économique et sociale, mutation des mentalités secouées par les guerres de religion et les crises politiques […], mutation profonde de la monarchie« La souveraineté est la puissance absoluë & perpetuelle d'une Republique »« à lui seul, résume entièrement sa pensée politique en liaison avec ses principes philosophiques, juridiques et théologiques« La politique de Hobbes […] est une théorie de la relation entre pouvoir et sujets fondée sur la nature humaine« droit auquel prétend telle ou telle église de s'arroger la puissance civile« société athée ou a-religieuse constitue la solution au problème social ou politique« établir les règles du mouvement qui anime l'animal humain considéré comme corps individuel, autrement dit comme « les rois chrétiens sont les suprêmes pasteurs de leurs peuples »« philosophie naturelle étant davantage un rêve qu'une science »« qu'une écaille sur la peau reptilienne du Léviathan« C'est l'œuvre de l'art qui a créé le grand Léviathan, que l'on appelle État (en latin « ce grand Léviathan, ou plutôt (pour parler de façon plus respectueuse), ce Dieu mortel à qui nous devons, sous le Dieu immortel, notre paix et notre sécurité« l'esprit humain ne conçoit rien qui n'ait d'abord été, en totalité ou en partie, engendré par les organes des sens »« les pensées sont originairement des sensations du corps »« L'usage général de la parole est de transformer notre discours mental en discours verbal et l'enchaînement de nos pensées en un enchaînement de mots »« Les mots au moyen desquels on ne peut rien concevoir sont des mots que nous appelons absurdes, insignifiants ou des non-sens [...] tels un carré rond [...] des substances immatérielles »« je crois que le meilleur est que je n'aie point du tout de commerce avec lui [Hobbes], et pour cette fin, que je m'abstienne de lui répondre »« il examine et redéfinit les passions comme des représentations intentionnelles, capables de se muer en impulsions.