Le mythe de l’intériorité. L’ensemble des phénoménologues discuteront ou prolongeront ces vues de Husserl sur la conscience intentionnelle (Sartre, Heidegger, Merleau-Ponty, Marion, …) Dans son introduction à L' Être et le néant, Sartre réintroduit sa notion de conscience comme intentionnalité tout en précisant «qu'elle naît portée sur un être qui n'est pas elle». Sartre utilise pour ce faire une approche phénoménologique qui se nourrit de ses lectures de Heidegger.Il est en fait faux de considérer que le passé n’est plus.
La conscience est dite noético-noématique dans la mesure où elle est le résultat d’une corrélation entre l’acte de pensée et l’objet visé. Est-ce que vous ne reconnaissez pas dans cette description vos exigences et vos pressentiments ? Et quel sens faut-il donner à cette notion de preuve?
Mais vous le voyez à l’endroit même où il est : au bord de la route, au milieu de la poussière, seul et tordu sous la chaleur, à vingt lieues de la côte méditerranéenne.
Enfin, il n’y a de futur que pour la conscience : l’en soi ne peut être futur alors qu’ il n’est pas un moment de ma conscience qui ne soit défini par un rapport interne à un futur ; que j’écrive, que je fume, que je boive, le sens de mes consciences est toujours à distance, là-bas, dehors. Prouver signifie donc avant tout confirmer, affirmer et attester la présence de cet être sur lequel elle «naît portée».
Sartre [17] La conscience est une « intentionalité », une visée d’objet et non un reflet. Rousseau [22] La conscience morale est naturelle, innée et universelle et ses actes sont des sentiments.
Le mythe de l’intériorité.« La conscience et le monde sont donnés d’un même coup : extérieur par essence à la conscience, le monde est par essence relatif à elle. Un événement passé Je « n’ai » pas un passé, mais je « suis » mon passé. La conscience sartrienne se détermine entièrement comme ouverture sur l'être, elle est «être à», perpétuelle révélation de la présence de l'être en tant que telle. Ce n’est pas dans je ne sais quelle retraite que nous nous découvrirons : c’est sur la route, dans la ville, au milieu de la foule, chose parmi les choses, homme parmi les hommes. ».
Exo : La liberté : du mot aux conce... Revue Philosophique de Louvain 105(4), 659-677. doi: 10.2143/RPL.105.4.2023996 © 2007 Revue Philosophique de Louvain. Vous saviez bien que l’arbre n’était pas vous, que vous ne pouviez le faire entrer dans vos estomacs sombres et que la connaissance ne pouvait pas, sans malhonnêteté, se comparer à la possession. Sauf peut-être l’image rapide et obscure de l’éclatement. φ* Sartre[26] la Censure supposant une concience, l’inconscient freudien n’est donc qu’une figure de la mauvaise foi « Si en effet nous repoussons le langage et la mythologie chosiste [1] de la psychanalyse nous nous apercevons que la censure [2] , pour appliquer son activité avec discernement, doit connaître ce qu’elle refoule. In: La preuve ontologique: Sartre et la conscience de l'être Dans son introduction à L'Être et le néant, Sartre introduit sa description de la conscience comme intentionnalité, tout en affirmant «qu'elle naît portée sur un être qui n'est pas elle». Intentionnalité constituante de la conscience`` (Foi t. 1 1968).
La preuve ontologique: Sartre et la conscience de l'être. Tous droits réservés.
Dans ce qui suit, nous prendrons cette notion de «preuve» comme fil conducteur afin d'élucider la nature même de cette conscience que Sartre qualifie de néant: cette nature posera nombre de problèmes. Mais, pour Husserl et les phénoménologues, la conscience que nous prenons des choses ne se limite point à leur connaissance. Et justement, le sens même de «conscience» ne s'affranchira pas du problème philosophique et du cheminement de la pensée qu'elle génère en tant que concept. Sartre [17] La conscience est une « intentionalité », une visée d’objet et non un reflet. Je le chosifie. L’Etre et le Néant, publié en 1943, cherche à répondre à la question « qu’est-ce que l’être ? Lévi-Strauss [06] Tristes Tropiques... Title L'intentionalite de la conscience et l'etre-pour-soi : Une etude sur la pensee de J.-P. Sartre (1) Sartre était tellement fasciné par Freud qu’il a essayé de fonder une forme de psychanalyse concurrente, reposant sur l’idée… que l’inconscient n’existe pas !
C’est le regard de l’autre qui me fait prendre conscience de moi.